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	<title>Ty Films</title>
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	<description>D&#233;fendre le cin&#233;ma documentaire et le rendre accessible au plus grand nombre, dans un lieu o&#249; il n'y a jamais eu de cin&#233;ma</description>
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		<title>Ty Films</title>
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		<title>Un caf&#233; avec Alexandra Kandy Longuet</title>
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&lt;p&gt;Rencontre dans le cadre du festival Prendre Soin &#183; Regards sur le travail du care, 2026 &lt;br class='autobr' /&gt; Bonjour Alexandra. On se rencontre aujourd'hui pour parler de ton film &#171; Chasser les dragons &#187;, sorti en 2021. Je voulais commencer par te demander comment tu avais &#233;t&#233; amen&#233; &#224; travailler sur les salles de consommation ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors c'est un peu un concours de circonstance. Dans ma vie personnelle, j'ai perdu une amie d'overdose, tr&#232;s jeune, et par ailleurs il se trouve que dans mes pr&#233;c&#233;dents films il y (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L150xH56/capture_d_e_cran_2026-04-20_a_16.26_41-50855.png?1776710732' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='56' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Rencontre dans le cadre du festival &lt;i&gt; Prendre Soin &#183; Regards sur le travail du care&lt;/i&gt;, 2026&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bonjour Alexandra. On se rencontre aujourd'hui pour parler de ton film &#171; Chasser les dragons &#187;, sorti en 2021. Je voulais commencer par te demander comment tu avais &#233;t&#233; amen&#233; &#224; travailler sur les salles de consommation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors c'est un peu un concours de circonstance. Dans ma vie personnelle, j'ai perdu une amie d'overdose, tr&#232;s jeune, et par ailleurs il se trouve que dans mes pr&#233;c&#233;dents films il y avait toujours un lien avec la consommation. En l'occurrence dans &#171; Nouvelle Orl&#233;ans, Laboratoire d'Am&#233;rique &#187;, il y a le protagoniste Alfred qui est un militant et aussi un ancien consommateur, m&#234;me si ce n'est pas du tout apparent dans le film. En revanche, dans &#171; Vacancy &#187;, il y a une des protagonistes et probablement la plus importante du film s'appelle Beverly et c'est une consommatrice de crack et &#231;a fait compl&#232;tement partie de sa vie et du film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais disons que ce n'&#233;tait jamais le sujet central de mes films, et c'est une question qui m'interrogeait, avec laquelle je n'avais pas trop fini. Ce qui me questionnait, c'est surtout la relation qu'on entretient avec les personnes consommatrices. Pas tellement la relation des consommateur.ice.s aux produits mais plut&#244;t, une difficult&#233; d'&#234;tre en lien au pr&#233;sent avec elles et eux. On plaque sur eux beaucoup d'attentes et beaucoup de biais, beaucoup de clich&#233;s, etc. Les consommateur.ice.s, on les prend rarement pour ce qu'ils sont, parce qu'il y a toujours l'id&#233;e de se projeter &#171; Ah oui, quand tu arr&#234;teras &#187; &#171; Ah, quand tu seras clean, quand je serai clean, etc. &#187;. Et en fait, tout &#231;a c'est un circuit qui est ali&#233;nant. Apr&#232;s c'est des questions qui sont difficiles &#224; traiter, il y a beaucoup de films sur le sujet, je ne sais pas si tous les films sont satisfaisants, parce que certains reproduisent aussi des clich&#233;s. Du coup, je me demandais comment aborder la question ? Et il se trouve qu'&#224; ce moment-l&#224;, un atelier de production en Belgique qui s'appelle DERIV a publi&#233; un appel &#224; projet pour faire un film dans une salle de consommation. Et du coup je me suis dit que prendre ce lieu comme point de d&#233;part, &#231;a pourrait me permettre d'ouvrir le questionnement. J'avais en t&#234;te comme r&#233;f&#233;rence le film d'Alice Diop qui s'appelle &#171; La Permanence &#187;, qui est un huis-clos en cin&#233;ma direct, observationnel, tr&#232;s humain, tr&#232;s empathique et qui s'int&#233;resse aussi &#224; la question du jugement ou l'absence de jugement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est finalement ma proposition qui a &#233;t&#233; retenue. Mais, bon, l'appel &#224; projet a &#233;t&#233; compl&#232;tement d&#233;voy&#233; dans le sens o&#249; normalement &#231;a devait &#234;tre un court-m&#233;trage documentaire, et que mon film fait presque une heure parce que la r&#233;alit&#233; c'est qu'on ne peut pas parler d'un lieu comme &#231;a rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que tu peux nous expliquer l'expression &#171; Chasser les dragons &#187; ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, c'est une expression qui utilis&#233;e de fa&#231;on polys&#233;mique comme titre ici. Pour les consommateurs, et les consommatrices d'h&#233;ro&#239;ne par inhalation, &#231;a renvoie &#224; une fa&#231;on d'inhaler l'h&#233;ro&#239;ne. Donc, vous voyez, on met sa poudre sur de l'alu, et c'est diff&#233;rent ce qu'on appelle &#171; faire &#224; la t&#226;che &#187;. Quand on &#171; chasse les dragons &#187; la mont&#233;e de produits est plus par paliers, plus douce, etc. Je ne sais pas &#224; quel point cette expression est r&#233;pandue, mais moi on me l'avait pr&#233;sent&#233;e comme assez sp&#233;cifiquement li&#233;geoise qui est le lieu dans lequel la salle de consommation du film est install&#233;e. Et je trouvais que l'expression, elle renvoyait aussi &#224; la r&#233;alit&#233; de ce que faisaient les personnes consommatrices quand elles venaient &#224; la salle, parce qu'elles &#233;taient toutes travaill&#233;es par de nombreux dragons int&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5414 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tyfilms.fr/IMG/png/chasser_les_dragons_stills_03_2600x1280.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L500xH246/chasser_les_dragons_stills_03_2600x1280-77189.png?1776762274' width='500' height='246' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand tu es arriv&#233;e dans cet endroit, quelles sont les premi&#232;res choses qui t'ont marqu&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vrai qu'une salle de ce genre, &#231;a nourrit beaucoup de fantasmes parce finalement, les seuls &#224; y avoir acc&#232;s c'est les usagers et les usag&#232;res. On ne peut pas venir visiter. Donc, fatalement, il y a un imaginaire qui s'installe. Moi d'abord je n'avais pas la barri&#232;re administrative puisque comme l'appel &#224; projet avait &#233;t&#233; travaill&#233; de concert avec la salle, je n'ai pas eu &#224; les convaincre de participer au projet. En revanche, on a d&#251; r&#233;fl&#233;chir ensemble sur les modalit&#233;s de comment faire un film dans ce lieu qui a d'abord une vocation de soins. J'ai d'abord rencontr&#233; l'&#233;quipe, et notamment la directrice, qui &#233;tait une personne tr&#232;s, tr&#232;s investie aupr&#232;s de ce public-l&#224;, qui avait 30 ans de m&#233;tier, et qui s'&#233;tait beaucoup battue pour que cette salle existe. Je discutais avec eux, pour qu'ils et elles me racontent ce qui se passe dans la salle, qui vient, quel lien se cr&#233;e... Et puis il y avait beaucoup de questions sur qu'est-ce que &#231;a veut dire aider aussi. Est ce qu'on doit aider quelqu'un qui n'a pas demand&#233; d'aide, &#224; quel point on doit &#234;tre interventionniste. Je me rappelle qu'il y avait un cas qui les concernait beaucoup &#224; ce moment-l&#224;, c'est qu'il y avait une consommatrice qui &#233;tait enceinte, en fin de grossesse et qu'elle habitait sur un terrain vague, dans une tente, et donc qu'il y avait un danger vital, pour elle comme pour son enfant ... Donc ils se questionnaient de savoir s'il fallait faire un signalement aupr&#232;s de l'h&#244;pital pour qu'elle soit hospitalis&#233;e, mais contre sa volont&#233;, puisque ce n'&#233;tait pas son choix. Quand je suis descendue dans la salle la premi&#232;re fois &#231;a m'a fait bizarre parce qu'en r&#233;alit&#233;, c'est un lieu tr&#232;s m&#233;dicalis&#233;, donc tout doit pouvoir &#234;tre nettoy&#233; facilement. Il n'y a rien qui tra&#238;ne, il n'y a pas un poster aux murs, pas une petite lumi&#232;re un peu chaleureuse, etc. Les lieux sont extr&#234;mement froids. &#199;a, &#231;a m'a frapp&#233;e. Il y a un tel d&#233;calage entre les personnes qui y travaillent et l'aspect de cet endroit. La relation, la chaleur, l'&#233;motion ne se manifeste vraiment pas dans les lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle a &#233;t&#233; ta pr&#233;paration pour le film avant de tourner, avec le personnel de la salle et avec les usagers ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai compris assez vite que c'&#233;tait essentiellement des hommes qui fr&#233;quentaient le lieu et que la plupart d'entre eux n'avaient pas de domicile. Et apr&#232;s les relations &#233;taient tr&#232;s volatiles, parce que les gens sont dans des situations instables, je les voyais pendant trois semaines et apr&#232;s ils disparaissaient. Il a fallu cr&#233;er une relation de confiance, que je ne sois pas identifi&#233;e comme un membre de l'&#233;quipe m&#233;dicale. M&#234;me si le personnel essaie d'&#234;tre le moins possible dans le jugement et d'&#234;tre dans l'accueil, pour les usagers et les usag&#232;res, il y a quand m&#234;me la question de l'institution, qui les a souvent mis en situation d'&#233;chec. Donc il y avait un gros gros travail de confiance &#224; faire. Forc&#233;ment les gens arrivent dans une grande situation de fragilit&#233;, de pr&#233;carit&#233;, et ils s'imaginaient qu'un film &#231;a allait &#234;tre vu partout&#8230; Il y a des personnes qui sont encore semi-ins&#233;r&#233;es, qui vivent &#224; la rue mais qui ont encore un travail, donc ils avaient peur que leur employeur les voient. Il y avait tout un travail pour qu'ils apprennent me connaitre, et que j'apprenne &#224; les connaitre. Et apr&#232;s avec ceux qui &#233;taient d'accord d'&#234;tre film&#233;s, pour qu'on puisse dialoguer et trouver une mani&#232;re de fonctionner ensemble. Donc &#231;a, c'&#233;tait le gros travail pr&#233;paratoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi, j'ai identifi&#233; les endroits o&#249; les conditions &#233;taient plus favorables pour que la parole &#233;merge. Parce qu'en r&#233;alit&#233;, les gens, quand ils arrivent, ils sont press&#233;s de consommer leurs produits, donc ce n'est pas le bon moment pour engager une discussion. Quand ils repartent, l&#224;, pour le coup, ils sont sous influence. Et pour moi, c'est important d'avoir le consentement de l'autre quand je fais un film, donc forc&#233;ment, je pars du principe que le consentement n'est pas &#224; 100% &#233;clair&#233; quand ils ont consomm&#233;. Et puis de toute fa&#231;on, les gens, une fois qu'ils ont termin&#233; de consommer, ils sont press&#233;s de repartir, parce qu'il faut retourner faire la manche pour avoir de quoi se payer une bille, parce que dans quelques heures c'est la crise de manque, etc. Finalement, c'&#233;tait le temps o&#249; les gens consommaient qui &#233;tait le plus favorable &#224; une discussion entre nous, dans la salle d'inhalation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et apr&#232;s il a fallu comprendre comment l'espace fonctionne, qui vient, &#224; quelle heure, qui est susceptible de quoi, et puis d'avoir en t&#234;te les personnes avec qui je voulais travailler. Et un gros travail pour faire face aux impr&#233;vus, qui &#233;tait monnaie courante. Par exemple il y avait une personne que j'avais pr&#233;vue de filmer qui s'est faite exclure de la salle la veille du tournage. Donc moi, je perds un protagoniste du jour au lendemain. Mais j'avais tellement travaill&#233; sur ce c&#244;t&#233; impr&#233;visible que j'ai compris assez de choses sur le fonctionnement des lieux pour me dire que &#231;a pouvait se d&#233;bloquer avec d'autres personnes parce que je savais o&#249; me mettre, &#224; quel endroit et &#224; quel moment, je pouvais engager une discussion. Et puis apr&#232;s, il y avait aussi bien comprendre le fonctionnement de l'endroit, parce qu'en r&#233;alit&#233;, la salle de consommation elle permet une r&#233;insertion sur plein d'autres plans. Les personnes qui sont &#224; la rue, en fait, elles n'ont pas n&#233;cessairement de suivi m&#233;dical, et donc c'est par le biais de la salle de consommation que des soins pouvaient &#234;tre prodigu&#233;s, avec l'infirmerie, la permanence sociale, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu as commenc&#233; &#224; parler de la question genr&#233;e qui est tr&#232;s pr&#233;sente dans le film, que ce soit du c&#244;t&#233; des consommateurs ou de l'&#233;quipe de soin. Dans ton film, on a l'impression de ne voir que des hommes qui consomment, mais aussi une majorit&#233; d'hommes dans les &#233;quipes de soin, ce qui est assez inhabituel. Est-ce-que tu pourrais me parler un peu plus de cette question genr&#233;e aussi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui en effet, le public de la salle de consommation est tr&#232;s majoritairement masculin. Et c'est le aussi le cas d'autres salles. Je sais qu'&#224; Bruxelles il y a une premi&#232;re salle qui a ouverte, puis une deuxi&#232;me tr&#232;s r&#233;cemment, et leur public est principalement masculin. Mais dans la salle de consommation de Li&#232;ge qui &#233;tait la premi&#232;re en Belgique et qui du coup essuyait aussi un peu les pl&#226;tres, il n'y avait presque pas de femmes. Pas parce qu'il n'y a pas de consommatrice femme, mais parce qu'elles ne recherchent pas forc&#233;ment des endroits o&#249; il y a d&#233;j&#224; des hommes. Une discussion qui &#233;tait en cours &#224; la salle, c'&#233;tait est-ce qu'on n'am&#233;nagerait des plages sp&#233;cialement pour les femmes &#224; d&#233;faut d'avoir des locaux sp&#233;cialement adapt&#233;s. Ce qui est le cas dans la deuxi&#232;me salle de consommation &#224; Bruxelles, dans laquelle ils ont un espace sp&#233;cialement r&#233;serv&#233; aux femmes et aux minorit&#233;s de genre. En fait &#224; Li&#232;ge, un certain nombre de femmes consommatrices se retrouvaient &#224; marchander leur corps pour pouvoir se payer leur consommation et donc elles risquaient de tomber sur des clients, des MAC ou des personnes avec qui il y avait eu des histoires quand elles venaient consommer. Donc elles &#233;taient tr&#232;s peu pr&#233;sentes. S'il y avait eu des horaires et des lieux am&#233;nag&#233;s pour elles, elles seraient probablement plus venues. On voyait bien que les femmes passaient plus pour le comptoir de distribution et de r&#233;cup&#233;ration du mat&#233;riel usag&#233;, mais qu'elles ne restaient pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;quipe c'&#233;tait assez ambivalent, parce qu'il y a une volont&#233; de leur part. Ils voulaient des infirmiers.&#232;re.s, assistant.e.s sociaux et quelques aides-soignant.e.s. Il fallait qu'il y ait du personnel qui connaisse, qui soit d&#233;j&#224; familier, de ces probl&#233;matiques, parce que sinon, il y a une mauvaise prise en charge des personnes, et l'objectif de la salle de consommation ce n'est pas seulement la r&#233;duction des risques, la finalit&#233; se situe aussi ailleurs. Et en m&#234;me temps, il y a aussi des probl&#233;matiques li&#233;es au fonctionnement de ce genre de lieu, et l&#224; c'est bien d'avoir des hommes et des femmes, parce qu'il y a des hommes qui se confieraient plus facilement &#224; des femmes, des hommes qui se confient plus facilement &#224; des hommes, donc il faut un peu de tout. M&#234;me s'il y a un vigile qui est dans la salle d'accueil, il n'est pas l&#224; tout le temps, donc il faut aussi des personnes qui physiquement sont en capacit&#233; de prendre en charge s'il y a une urgence ou des cas de violences. Ce qui est quand m&#234;me d&#233;j&#224; arriv&#233;, quand des personnes se font exclure de la salle par exemple. Parfois ils se f&#226;chent et peuvent devenir violents, donc l'&#233;quipe cherchaient aussi &#224; ce que ce soit &#233;quilibr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu dis qu'une salle de consommation, &#231;a va beaucoup plus loin que la consommation de substances m&#234;me. Est-ce que c'est une forme de refuge finalement pour les personnes qui y viennent ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, je pense que c'est important de le souligner parce que chez les contradicteurs de ce qu'on appelle de mani&#232;re tr&#232;s inappropri&#233;e &#171; les salles de shoot &#187;, quelque chose qui revient beaucoup, c'est de dire que les salles de consommation encouragent la consommation. Et &#231;a c'est compl&#232;tement faux. Les op&#233;rations marketing des dealers qui se rendent dans les camps de migrants et qui offrent des doses gratuites d'essai, &#231;a oui, &#231;a encourage la consommation, ok. Mais une salle de consommation &#231;a ne fait que r&#233;pondre &#224; un besoin qui est d&#233;j&#224; pr&#233;-existant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l'appellation &#171; salle de shoot &#187; &#231;a ne d&#233;crit pas la r&#233;alit&#233; actuelle, parce qu'en r&#233;alit&#233; ce qui est le plus consomm&#233; dans ces espaces-l&#224;, c'est le krach, et le krach, c'est le &#231;a s'inhale. Les injecteurs c'est une minorit&#233; de personnes aujourd'hui, ce qui n'&#233;tait pas le cas avant, quand moi j'&#233;tais &#224; Li&#232;ge. Du fait de la position g&#233;ographique de la ville, il y a beaucoup d'h&#233;ro&#239;ne qui circulent, et comme c'est dit &#224; un moment donn&#233; dans le film, une bille d'h&#233;ro&#239;ne, &#231;a ne co&#251;te que 8 euros, versus un gramme de coke, qui co&#251;te 50 euros. Donc en fait c'est la drogue qui est la plus accessible. Mais bon, s'injecter, c'est aussi un geste que tout le monde ne ma&#238;trise pas. En r&#233;alit&#233;, ce qui se passe dans la salle, c'est des gestes qui auraient eu lieu dans la rue, avec ce qu'on appelle des &#171; sc&#232;nes ouvertes &#187;, et qui l&#224; vont se produire dans la salle plut&#244;t que dehors. Et les conditions seront &#233;videmment bien meilleures dans la salle, avec du mat&#233;riel s&#233;rieux, avec un encadrement m&#233;dical en cas de probl&#232;me, etc. Dans le cas de Li&#232;ge, il y avait une vraie demande de la part des habitants et des habitantes qu'il y ait une salle de consommation parce que la consommation dans la rue &#233;tait tellement importante, que bien s&#251;r, &#231;a choquait tout le monde. Et puis des deux c&#244;t&#233;s, je veux dire, c'est hyper vuln&#233;rabilisant pour une personne qui doit s'injecter. Parce qu'en r&#233;alit&#233; l'h&#233;ro&#239;ne, ce n'est rapidement pas un choix de devoir en prendre. &#201;videmment la personne n'a aucune envie de le faire en public, dans la rue, devant des passants, des enfants... De facto, la salle de consommation, elle est l&#224; pour r&#233;pondre &#224; un besoin. Et je pense qu'aujourd'hui, &#231;a a commenc&#233; &#224; faire son chemin parce que je disais, en Belgique, il y a une deuxi&#232;me salle qui a ouvert. Il y a le maire d'une des communes de Bruxelles, d'un des arrondissements de Bruxelles si on veut, qui commence &#224; dire ouvertement qu'il veut aussi sa propre salle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais oui &#224; partir du moment o&#249; vous allez consommer en salle, vous utilisez du mat&#233;riel appropri&#233;, st&#233;rile, il y a une supervision autour de vous. Mais en plus, &#231;a permet d'avoir un suivi m&#233;dical. Je sais que pour la salle de Bruxelles, c'est vraiment chiffr&#233; : on sait qu'il y a 40% des personnes qui fr&#233;quentent cette salle qui n'ont aucun suivi m&#233;dical en dehors de la salle. &#199;a veut dire que la salle, c'est leur premier et unique acc&#232;s aux soins. Donc c'est une mission est super importante. Surtout qu'&#224; Bruxelles comme &#224; Li&#232;ge, le public c'est principalement des personnes qui sont sans-chez-soi. Fatalement, ils sont tr&#232;s expos&#233;s. Et puis ils ont tr&#232;s peu de lien avec les gens &#224; part quand ils font la manche, et on ne peut pas trop parler de lien. Dans la rue c'est vraiment des fant&#244;mes, et &#224; la salle de consommation, ils redeviennent des personnes parce qu'on les appelle par leur pr&#233;nom, on se soucie d'eux, on leur pose de questions, on engage une discussion avec elles et eux. Il y a un avis, un &#233;change, un suivi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5415 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tyfilms.fr/IMG/png/chasser_les_dragons_stills_01_2600x1280.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L500xH246/chasser_les_dragons_stills_01_2600x1280-c0a08.png?1776762274' width='500' height='246' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et puis apr&#232;s, c'est super important de ne pas chercher &#224; pousser les gens &#224; commencer un chemin de sobri&#233;t&#233;. &#199;a, c'est un point sur lequel le personnel ne transigeait pas, et faisait tr&#232;s attention &#224; ne jamais &#234;tre intrusif et &#224; toujours r&#233;pondre &#224; une demande, pas en cr&#233;er une. On plaque souvent des choses sur les toxicomanes, quand est-ce que tu arr&#234;tes, machin, etc. Mais le fait est que c'est des personnes qui ont hyper int&#233;gr&#233; la culpabilit&#233;, la honte... Donc, faire poser des attentes sur elle et eux, c'est potentiellement pas du tout stimulant dans leur parcours. Et apr&#232;s, c'est une question plus large de quel regard on porte sur les toxicomanes. Est-ce que c'est des personnes qui sont malades, qui ont une probl&#233;matique de sant&#233; mentale&#8230; L'imaginaire politique qui d&#233;teste les toxicomanes dit que c'est une question de choix, que c'est une d&#233;cision de se droguer et des trucs comme &#231;a. Mais je pense qu'on a fait du trajet l&#224;-dessus pour montrer que, tr&#232;s rapidement &#231;a n'&#233;tait pas une question de choix et qu'on n'avait pas forc&#233;ment tous et toutes les m&#234;mes cartes au d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais bon, petite parenth&#232;se pour dire en tout cas que dans cette salle, en tout cas, il n'y a pas de demande qui est initi&#233;e par le personnel m&#233;dical, il faut toujours que &#231;a vienne des personnes. Les membres du personnel trouvent des mani&#232;res de discuter avec les gens, de faire le point. Et puis ils ont leurs outils de suivi entre eux, ils partagent, ils font des &#233;changes lors des r&#233;unions d'&#233;quipe pour tenir au courant de un tel &#233;tait chez ses parents, mais il y a eu une &#233;ni&#232;me crise, du coup, cette personne est &#224; la rue en ce moment. Et comme &#231;a, ils peuvent aussi potentiellement mobiliser d'autres acteurs. Les associations qui font des maraudes pour savoir dans quelle direction travailler transmettent les infos aussi. C'est un peu comme s'il y avait un coussin invisible autour d'eux, et qui pr&#233;pare &#224; diff&#233;rentes &#233;ventualit&#233;s et peut-&#234;tre &#224; trouver des solutions, mais jamais en les initiant. Le circuit de la consommation, c'est une esp&#232;ce de roue comme &#231;a, et il y a des moments o&#249; la roue peut basculer en faveur de partir en cure et arr&#234;ter la consommation pendant un moment. Mais si c'est pris trop t&#244;t, &#231;a peut cr&#233;er l'inverse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un caf&#233; avec Florine Clape</title>
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		<dc:creator>Hortense</dc:creator>



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&lt;p&gt;Rencontre dans le cadre du festival Prendre Soin &#183; Regards sur le travail du care, 2026 &lt;br class='autobr' /&gt; Bonjour Florine ! On se rencontre aujourd'hui pour parler de ton film &#171; Quand je vous caresse &#187;. C'est un court-m&#233;trage qui raconte le quotidien de ton amie Elsa, aide-soignante &#224; domicile. Pour commencer, est-ce que tu peux me dire comment tu as &#233;t&#233; amen&#233;e &#224; faire ce film ? &lt;br class='autobr' /&gt; Le projet a vraiment commenc&#233; avec Elsa. Ce qui est amusant, c'est que nous &#233;tions ensemble &#224; l'option cin&#233;ma du lyc&#233;e (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.tyfilms.fr/-Nos-productions-et-.html" rel="directory"&gt;Nos productions et +&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L150xH56/capture_d_e_cran_2026-04-20_a_16.00_50-27b36.png?1776710732' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='56' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Rencontre dans le cadre du festival &lt;i&gt; Prendre Soin &#183; Regards sur le travail du care&lt;/i&gt;, 2026&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bonjour Florine ! On se rencontre aujourd'hui pour parler de ton film &#171; Quand je vous caresse &#187;. C'est un court-m&#233;trage qui raconte le quotidien de ton amie Elsa, aide-soignante &#224; domicile. Pour commencer, est-ce que tu peux me dire comment tu as &#233;t&#233; amen&#233;e &#224; faire ce film ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le projet a vraiment commenc&#233; avec Elsa. Ce qui est amusant, c'est que nous &#233;tions ensemble &#224; l'option cin&#233;ma du lyc&#233;e Fr&#233;d&#233;ric Mistral d'Avignon. Ensuite on s'est compl&#232;tement perdues de vue, et quand je suis revenue vivre &#224; Avignon, il se trouve que nos filles &#233;taient dans la m&#234;me cr&#232;che et s'est comme &#231;a qu'on s'est retrouv&#233;es, par le hasard de la vie. Et c'est en prenant le caf&#233; un jour qu'elle a pos&#233; sur la table... un manuscrit, et qu'elle m'a dit &#171; Voil&#224;, j'ai &#233;crit &#231;a. Toi qui fais des films lis-le, et si &#231;a t'inspire, on en reparle &#187;. C'&#233;tait un texte qu'elle avait &#233;crit suite &#224; ses 7-8 ans de travail en tant qu'aide-soignante &#224; domicile. Elle a eu besoin de d&#233;poser, de parler de toutes les personnes qu'elle a crois&#233;es. Tout &#233;crire, tout raconter. Ce qui &#233;tait difficile dans son m&#233;tier, mais aussi ce qui l'a touch&#233;e. Et c'est comme &#231;a qu'elle a produit comme &#231;a un texte hyper spontan&#233;. Je crois qu'elle ne l'avait jamais r&#233;ellement repris ou corrig&#233;. En tout cas, au moment o&#249; je le lis, c'est vraiment une esp&#232;ce de... d'effet portrait, brut, spontan&#233; et &#231;a me touche &#233;norm&#233;ment. Elle raconte tout avec une honn&#234;tet&#233; folle, et elle associe &#224; son t&#233;moignage toutes les sensations, les odeurs, tout le rapport organique &#224; son m&#233;tier. &#192; ce moment-l&#224;, je sors de quelques ann&#233;es o&#249; j'ai vu filmer la fin de vie de mes grands-parents. Et donc quand je lis ce texte, &#231;a me percute aussi extr&#234;mement fort parce que je filme encore ma grand-m&#232;re qui est toute seule suite au d&#233;c&#232;s de mon grand-p&#232;re. J'ai beaucoup film&#233; ces ambiances de maison au ralenti, tout en essayant de prendre soin d'eux &#224; ma fa&#231;on, de voir les infirmi&#232;res et les aides-soignantes qui passent&#8230; Je vivais &#231;a de l'autre c&#244;t&#233; du miroir, du c&#244;t&#233; des familles qui sont aid&#233;es par les soignants.&lt;br class='autobr' /&gt;
A ce moment-l&#224;, il se trouve qu'Arte lance un concours qui s'appelle &#171; Quand elle tourne &#187;, et la th&#233;matique de la premi&#232;re &#233;dition c'&#233;tait &#171; avoir besoin de personnes &#187;. Et on se dit qu'Elsa repr&#233;sente le m&#233;tier du soin, de s'occuper de l'autre.Il y a quand m&#234;me un &#233;cho avec cette th&#233;matique de l'autonomie, parce qu'elle s'occupe de personnes qui ont perdu cette autonomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu dis qu'un film se cr&#233;e avec plein de choses qui arrivent &#224; un moment pr&#233;cis. En l'occurrence quand vous tournez, quand vous mettez le projet en place, on est dans une p&#233;riode qui est hyper particuli&#232;re : le Covid. Comment vous avez fait ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Oui, en 2021 on est dans la deuxi&#232;me vague de Covid. Je me souviens d'aller la retrouver la nuit pour parler du film, en cachette. Au d&#233;but quand j'ai eu le texte en mains, je me suis dit &#171; c'est g&#233;nial, je vais prendre la cam&#233;ra et la suivre &#187;, mais comme l&#224; on est en plein Covid, tout se vit diff&#233;remment. D&#233;j&#224; tout le monde est masqu&#233;, et nous on s'&#233;tait dit que si on tournait un film ensemble, on ne voulait pas de masque. Parce que je sentais qu'on n'&#233;tait pas dans film social r&#233;el, r&#233;aliste, immersif. On ne voulait pas parler de la p&#233;riode Covid, on ne voulait pas qu'il y ait une confusion. Moi, j'aurais aim&#233; qu'on soit quelque chose d'assez immersif tout &#231;a, mais en fait c'&#233;tait impossible, puisqu'&#224; ce moment-l&#224; en plus Elsa ne travaille plus &#224; domicile, mais elle travaille &#224; l'h&#244;pital. Donc on demande si je peux rentrer, mais c'est impossible. Donc on se dit que c'est pas grave, et qu'on va recontacter les familles avec qui elle &#233;tait d&#233;j&#224; venue faire des soins dans le cadre de blessures, des personnes qui &#233;taient &#224; la lisi&#232;re de la perte d'autonomie ou qui avaient des aides-soignantes qui n'&#233;taient pas Elsa. Et elles ont accept&#233; qu'on vienne les filmer sans qu'elles ne portent de masques, et qu'Elsa n'en porte pas non plus.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y avait donc un d&#233;calage, car les personnes qu'on filmait n'&#233;taient pas celles dont parlait Elsa dans son texte. Mais peu importe, c'&#233;tait tellement universel que je pense qu'on s'est dit qu'on aller recr&#233;er des situations de soins qui allaient venir supporter le texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis retourn&#233;e le cerveau pour ce projet parce que venant de la pratique documentaire, je me suis vraiment demand&#233; si on n'&#233;tait pas dans de la fiction. Et puis finalement, je me suis dit, mais est-ce que j'ai besoin d'autant d&#233;finir les choses ? Est-ce que l'on ne peut pas &#234;tre dans un format absolument hybride ? C'est-&#224;-dire qu'il y a une &#233;criture documentaire, donc je le r&#233;alise comme j'aurais r&#233;alis&#233; un film documentaire, mais en r&#233;alit&#233;, les dispositifs sont des dispositifs de fiction. C'est vraiment un petit objet hybride. Avec Elsa, c'&#233;tait de longs d&#233;bats entre nous, parce qu'elle demandait pourquoi j'inscrivais le film dans des festivals de documentaires. Elle se posait la question de la fiction mais je lui disais non, c'est toi, tu n'es pas une actrice qui interpr&#232;te un r&#244;le. On parle avec tes mots, et ton t&#233;moignage est tr&#232;s documentaire. Et je lui disais, on ne r&#233;fl&#233;chit pas du tout dans des arcs dramatiques de fiction. On est quand m&#234;me tr&#232;s proche d'un t&#233;moignage documentaire. Et toi, tu es aide-soignante et on parle de &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5416 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tyfilms.fr/IMG/png/quand_je_vous_caresse_2-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/quand_je_vous_caresse_2-2-e239a.png?1776762275' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme je te disais, &#224; ce moment-l&#224; Elsa ne s'occupait plus des personnes dont elle avait parl&#233; dans son texte, donc on est all&#233; trouver des personnes de son entourage qu'elle avait rencontr&#233;, des personnes de mon entourage aussi, mais aussi une actrice pour une sc&#232;ne qu'on voulait vraiment reconstituer comme elle avait &#233;t&#233; v&#233;cu par Elsa. C'est la sc&#232;ne o&#249; elle parle d'une Marceline, qui se regarde dans le miroir. On est all&#233; chercher une actrice, qui en l'occurrence avait pris soin de sa compagne qui &#233;tait d&#233;c&#233;d&#233;e r&#233;cemment. Et elle l'avait accompagn&#233;e jusqu'au bout, alors qu'elle avait un Alzheimer, ou un Parkinson... Et quand elle a lu la sc&#232;ne elle a &#233;t&#233; tr&#232;s touch&#233;e, elle a trouv&#233; &#231;a tr&#232;s juste, et elle avait vraiment envie de la faire. C'&#233;tait &#233;videmment tragique, mais en m&#234;me temps, &#231;a pouvait &#234;tre beau, et la fa&#231;on dont Elsa le racontait, c'&#233;tait fort. Mais bon l&#224; on demande &#224; une actrice, et donc on bascule vraiment dans un dispositif de fiction. Mais parfois je vois certains docs et je me dis bon &#8230; Et pareil dans l'autre sens, on a beau parfois &#234;tre au c&#339;ur du r&#233;el, est ce que vraiment on est totalement repr&#233;sentatif ? C'est vraiment des d&#233;bats sans fin&#8230; Donc l&#224;, on se lib&#232;re vraiment totalement de &#231;a avec ce petit objet compl&#232;tement hybride dans ses dispositifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme tu l'as &#233;voqu&#233;, la question des sens ressortait beaucoup dans le texte d'Elsa quand tu l'as re&#231;u. Est-ce que tu veux me dire peut-&#234;tre comment tu as pens&#233; &#224; le mettre en forme dans le documentaire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Oui, le rapport aux sens est tr&#232;s pr&#233;sent dans le film. Parfois &#231;a passait par filmer les mains plus proches, mais aussi filmer les objets dans les maisons : un rayon soleil qui traverse une fen&#234;tre, une pierre-ponce sur le bord d'une baignoire .... Je pense que le moment le plus beau de tout ce film c'est quand elle repense &#224; la main de sa grand-m&#232;re, et elle dit &#171; je ne veux pas oublier la moindre t&#226;che de sa peau &#187;. Et &#231;a pour moi c'est organique, on parle de la sensation, de l'oubli, de ces peaux qui se dess&#232;chent. Elsa regardait aussi beaucoup dehors, et je me suis demand&#233; ce qu'elle regardait, puis j'ai vu qu'il y avait ces arbres tout morts, l&#224;, tout raides. Cette image &#231;a faisait &#233;cho aux mains. C'est vraiment des r&#233;sonances d'images et de sensations. J'ai essay&#233; d'&#234;tre tr&#232;s attentive &#224; &#231;a. Et au montage, apr&#232;s, on vient essayer de les travailler, de les articuler. Et en m&#234;me temps, j'avais envie d'un film avec ce rythme proche du texte, c'est-&#224;-dire un peu &#171; haletant &#187;, o&#249; on la suit le matin dans sa tourn&#233;e, d'une personne &#224; l'autre etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on reconstituait sa r&#233;alit&#233; quotidienne, je lui demandais de me raconter, mais tu fais quoi ? Et en fait, c'&#233;tait rigolo, parce que j'&#233;tais beaucoup &#224; l'aff&#251;t de gestes hyper techniques, mais elle me disait &#171; non c'est l'infirmi&#232;re qui fait &#231;a, moi je peux cuisiner, faire des soins, les douches, les toilettes, je coiffe, j'habille, je remets une attelle&#8230; &#187;. Elle me donnait ses actions, et au final, en soi, c'&#233;tait tr&#232;s simple. Et ce qui compte vraiment c'est regarder des photos, discuter, prendre des nouvelles de la famille... C'est surtout &#234;tre l&#224; avec elle et eux, s'int&#233;resser aux histoires, poser des questions sur qui ils sont, ce qu'ils ont senti, comment ils ont v&#233;cu&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Merci pour toutes ces pr&#233;cisions ! Est-ce que pour finir tu veux me parler des projets sur lesquels tu travailles en ce moment ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Alors le premier n'est pas encore vraiment lanc&#233;, je cherche encore une cha&#238;ne, mais j'ai d&#233;j&#224; commenc&#233; le tournage. En gros, &#231;a fait trois ans que je travaille dans un EEAP &#224; Avignon, un &#233;tablissement et services pour enfants et adolescents polyhandicap&#233;s, qui s'appelle Le Petit Jardin. Et je suis un groupe, le groupe des Lucioles. Tout &#231;a a commenc&#233; parce que mon mari qui est danseur, est venu les faire danser dans le cadre d'ateliers. Lui &#231;a fait 10 ans qu'il travaille beaucoup avec des personnes enfants et adultes en situation de handicap. Il a fait une formation en Art th&#233;rapie, et c'est quelque chose qui l'a vraiment &#233;norm&#233;ment touch&#233;. En plus, il a un parcours hyper int&#233;ressant, parce qu'il est &#224; l'Op&#233;ra de Paris, donc il a &#233;t&#233; vraiment traumatis&#233; par la danse comme performative, virtuose &#8230; Et la premi&#232;re fois qu'il a dans&#233; avec des personnes dont les corps sont hors normes, dont les probl&#233;matiques de communication, d'&#234;tre en mouvement, sont tr&#232;s diff&#233;rentes des n&#244;tres, &#231;a l'a vraiment touch&#233; et boulevers&#233;, et il continue &#224; beaucoup travailler dans ce domaine, la danse inclusive, je ne sais pas trop comment la d&#233;finir, mais en tout cas voil&#224;, moi j'ai mis les pieds l&#224;-bas, au Petit Jardin, et depuis je n'en suis pas partie.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'aimerais vraiment faire un film &#224; hauteur d'enfants, tr&#232;s proche d'elles et eux, mais en filmant aussi &#233;videmment le corps des soignants et des &#233;ducatrices, la psychomotricienne, la kin&#233;, l'ortho... Tout ce travail de soins au service de l'&#233;panouissement de l'enfant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui m'a vraiment frapp&#233;e dans cet espace-l&#224;, c'est que je venais en imaginant que ce sera un espace beaucoup plus hospitalis&#233;, beaucoup plus triste. Et en fait, je d&#233;couvre un endroit tr&#232;s proche d'une cr&#232;che ordinaire, avec beaucoup de ga&#238;t&#233;, beaucoup de vie, et une cr&#233;ativit&#233; extr&#234;me. Ces enfants pour la plupart ne parlent pas, donc c'est un espace o&#249; on cherche d'autres fa&#231;ons de communiquer. C'est impressionnant de voir que simplement en prenant le temps, on comprend qui est la personne en face de nous, sa personnalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon autre projet, c'est un film sur le proc&#232;s P&#233;licot racont&#233; depuis la rue. Je travaille dans un coworking qui est &#224; 200 m&#232;tres du palais de justice, et au bistrot en face de notre bureau on voyait le g&#233;rant Youssef en mode Festival d'Avignon, c'est-&#224;-dire d&#233;bord&#233; par le nombre de personnes, de journalistes, de journalistes &#233;trangers qui d&#233;barquaient dans son bistrot. On a tous &#233;t&#233; impact&#233; d'une mani&#232;re ou d'une autre par le proc&#232;s, m&#234;me moi qui pour plein de raisons ne voulait pas trop le suivre. C'&#233;tait trop douloureux, trop difficile. Il faut savoir aussi dans que ce proc&#232;s, il y a 51 hommes qui ont &#233;t&#233; jug&#233;s coupables, mais il y en a quand m&#234;me encore une trentaine minimum dans la nature, qui sont du coin. Des hommes qui sont potentiellement nos voisins, nos potes.... Donc il y a aussi ce truc pour les Avignonnais de se dire que les gars qui sont concern&#233;s ce n'est pas des marginaux, loin de nos vies, isol&#233;s ou psychotiques, non, non. Ce sont des hommes qui sont pour les trois quarts assez ordinaires, sans casier judiciaires, des pompiers, des infirmiers, des journalistes, qu'on connait par rebonds. Il y a ce truc de la petite ville qui fait qu'on se sent concern&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Donc, ce que j'essaie de raconter dans le film c'est ces &#233;chos-l&#224;, de la proximit&#233; d'une telle affaire dans nos vies et d'un tel proc&#232;s. C'est ce qui faisait qu'on en parlait au bureau, qu'on en parlait aux audiences, et que m&#234;me si on voulait couper un peut on ne pouvait pas... Il y avait les collages des f&#233;ministes dans la rue, des gens qui d&#233;barquaient pour nous demander o&#249; &#233;tait le tribunal&#8230;Voil&#224;, c'&#233;tait vraiment tr&#232;s concr&#232;tement impactant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et le film va essayer de raconter &#231;a sous forme d'une chronique vid&#233;o. J'ai pris une cam&#233;ra &#224; quelques jours du verdict pour essayer de filmer cette esp&#232;ce d'ambiance &#233;lectrique. En sortie d'une grosse manif f&#233;ministe qui avait eu lieu le 14 d&#233;cembre 2024, il y a eu la chorale f&#233;ministe, et c'&#233;tait incroyable parce qu'au fur et &#224; mesure des semaines je voyais de plus en plus de personnes autour de moi y aller, aller chanter. Avant le proc&#232;s, elles &#233;taient une vingtaine, et &#224; la fin du proc&#232;s, elles &#233;taient 150. Elles chantaient d'abord au p&#244;le LGBT qui &#233;tait juste &#224; c&#244;t&#233; du tribunal, mais finalement elles ont fini dans la rue parce qu'il n'y avait concr&#232;tement plus de place. Donc il y'avait comme &#231;a des r&#233;sonnances cr&#233;atives dans la rue, dans l'espace public, de ces femmes qui venaient s'exprimer et qui &#233;taient incroyables. Des gens qui venaient de tr&#232;s loin, plein de femmes d'&#226;ge diff&#233;rents, d'id&#233;ologie tr&#232;s diff&#233;rentes, qui pour le coup tombaient d'accord et se mobilisaient sur le proc&#232;s. Et qui ont eu un vrai impact sur le proc&#232;s, parce que tout ce mouvement faisait pression. Notamment quand le Pr&#233;sident de la cour au moment des vid&#233;os a paniqu&#233; et a dit, on remet le huis-clos, c'est trop violent, trop choquant... L&#224; c'est la presse s'est mobilis&#233;e, dans la rue les colleuses, qui ont vraiment mis des grands slogans. Tout le monde s'est mobilis&#233; pour dire &#171; il faut que le proc&#232;s reste public &#187;, dont Gis&#232;le, qui disait non, regardons les vid&#233;os puisque tout a &#233;t&#233; film&#233;, m&#234;me si &#231;a fait mal &#224; tout le monde, regardons le viol droit dans les yeux. Et &#231;a a fonctionn&#233;, le Pr&#233;sident a finalement renonc&#233; &#224; la remise en place du huis-clos.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#034;C'est pas fini mais presque&#034;</title>
		<link>https://www.tyfilms.fr/C-est-pas-fini-mais-presque.html</link>
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		<dc:date>2026-03-24T11:24:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Am&#233;lia</dc:creator>


		<dc:subject>Portraits d'habitants</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis 2013, Ty films propose chaque ann&#233;e &#224; quatre jeunes auteur&#183;es de r&#233;aliser chacun&#183;e le portrait d'un&#183;e habitant&#183;e de Mellionnec. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;e est simple : les r&#233;alisateur&#183;ices ont trois semaines pour &#233;crire, r&#233;aliser et monter leur film. &#192; la cl&#233;, une projection en ouverture des Rencontres du film documentaire, une diffusion sur les cha&#238;nes locales bretonnes, sur la plateforme &#171; KUB &#187; et dans divers festivals. &lt;br class='autobr' /&gt; SYNOPSIS Dans une maison r&#234;v&#233;e puis construite sur mesure, jamais vraiment (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.tyfilms.fr/-Nos-productions-et-.html" rel="directory"&gt;Nos productions et +&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tyfilms.fr/+-Portraits-d-habitants-+.html" rel="tag"&gt;Portraits d'habitants&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L150xH82/478e5b3b-6ddf-4305-85d7-0d63cb20d661_1_105_c-685fb.jpg?1774374285' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 2013, Ty films propose chaque ann&#233;e &#224; quatre jeunes auteur&#183;es de r&#233;aliser chacun&#183;e le portrait d'un&#183;e habitant&#183;e de Mellionnec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e est simple : les r&#233;alisateur&#183;ices ont trois semaines pour &#233;crire, r&#233;aliser et monter leur film. &#192; la cl&#233;, une projection en ouverture des Rencontres du film documentaire, une diffusion sur les cha&#238;nes locales bretonnes, sur la plateforme &#171; KUB &#187; et dans divers festivals.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SYNOPSIS&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une maison r&#234;v&#233;e puis construite sur mesure, jamais vraiment termin&#233;e, Yann tente d'aller au bout de ses projets. Faisant la liste des projets inachev&#233;s, Claire tente de comprendre ce que signifie cette difficult&#233; &#224; terminer : un attachement aux objets et aux souvenirs, un anticapitalisme un peu punk, ou peut-&#234;tre juste un d&#233;sir de chemin sans fin.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/982999944?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Portraits de Mellionnec 2024 - C'EST PAS FINI MAIS PRESQUE de Claire Glorieux&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claire Glorieux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5376 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tyfilms.fr/IMG/jpg/claire_g-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L300xH300/claire_g-2-4390a-36081.jpg?1774374285' width='300' height='300' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Artiste plasticienne n&#233;e en 1983, Claire Glorieux r&#233;alise des documentaires de cr&#233;ation, dont le dernier, Zou, bricol&#233; en papier, est sorti en salles en 2023. Elle anime &#233;galement des ateliers vid&#233;o, arts plastiques ou musique aupr&#232;s de diff&#233;rents publics.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;Louise&#034;</title>
		<link>https://www.tyfilms.fr/Louise.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tyfilms.fr/Louise.html</guid>
		<dc:date>2026-03-24T11:18:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Am&#233;lia</dc:creator>


		<dc:subject>Portraits d'habitants</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis 2013, Ty films propose chaque ann&#233;e &#224; quatre jeunes auteur&#183;es de r&#233;aliser chacun&#183;e le portrait d'un&#183;e habitant&#183;e de Mellionnec. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;e est simple : les r&#233;alisateur&#183;ices ont trois semaines pour &#233;crire, r&#233;aliser et monter leur film. &#192; la cl&#233;, une projection en ouverture des Rencontres du film documentaire, une diffusion sur les cha&#238;nes locales bretonnes, sur la plateforme &#171; KUB &#187; et dans divers festivals. &lt;br class='autobr' /&gt; SYNOPSIS Portrait de Louise, tout le temps quelque chose de pr&#233;vu : piscine, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L150xH62/12a88b62-cce9-431f-bb07-f5dfb359bb68_1_201_a-1a609.jpg?1774374285' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='62' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 2013, Ty films propose chaque ann&#233;e &#224; quatre jeunes auteur&#183;es de r&#233;aliser chacun&#183;e le portrait d'un&#183;e habitant&#183;e de Mellionnec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e est simple : les r&#233;alisateur&#183;ices ont trois semaines pour &#233;crire, r&#233;aliser et monter leur film. &#192; la cl&#233;, une projection en ouverture des Rencontres du film documentaire, une diffusion sur les cha&#238;nes locales bretonnes, sur la plateforme &#171; KUB &#187; et dans divers festivals.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SYNOPSIS&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Portrait de Louise, tout le temps quelque chose de pr&#233;vu : piscine, librairie, travail, ami.es &#224; voir&#8230; une vraie tornade. C'est rare qu'elle ne se pose en n'ayant rien &#224; faire.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/981944425?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Portraits de Mellionnec 2024 - LOUISE de Violette Bellet&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Violette Bellet&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233;e en 1993, Violette Bellet est une r&#233;alisatrice de documentaires qui vit et travaille &#224; Rennes. Apr&#232;s des &#233;tudes aux Beaux-Arts puis en anthropologie, elle se tourne vers le cin&#233;ma et poursuit sa formation par un master Documentaire &#224; Lussas. Elle fait partie du collectif Gros Dodo et du labo K &#224; Rennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;J'ai choisi les vivants&#034;</title>
		<link>https://www.tyfilms.fr/J-ai-choisi-les-vivants.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tyfilms.fr/J-ai-choisi-les-vivants.html</guid>
		<dc:date>2026-03-24T11:08:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Am&#233;lia</dc:creator>


		<dc:subject>Portraits d'habitants</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis 2013, Ty films propose chaque ann&#233;e &#224; quatre jeunes auteur&#183;es de r&#233;aliser chacun&#183;e le portrait d'un&#183;e habitant&#183;e de Mellionnec. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;e est simple : les r&#233;alisateur&#183;ices ont trois semaines pour &#233;crire, r&#233;aliser et monter leur film. &#192; la cl&#233;, une projection en ouverture des Rencontres du film documentaire, une diffusion sur les cha&#238;nes locales bretonnes, sur la plateforme &#171; KUB &#187; et dans divers festivals. &lt;br class='autobr' /&gt; SYNOPSIS Michele habite un coin de paradis, au milieu des arbres et entour&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/michele_et_thierry_salvert-f3643.jpg?1774374285' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 2013, Ty films propose chaque ann&#233;e &#224; quatre jeunes auteur&#183;es de r&#233;aliser chacun&#183;e le portrait d'un&#183;e habitant&#183;e de Mellionnec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e est simple : les r&#233;alisateur&#183;ices ont trois semaines pour &#233;crire, r&#233;aliser et monter leur film. &#192; la cl&#233;, une projection en ouverture des Rencontres du film documentaire, une diffusion sur les cha&#238;nes locales bretonnes, sur la plateforme &#171; KUB &#187; et dans divers festivals.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SYNOPSIS&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Michele habite un coin de paradis, au milieu des arbres et entour&#233; d'eau. C'est dans cet environnement calme qu'elle bouge sans cesse : impossible pour elle de rester immobile. Son emploi du temps est rempli : entre s'occuper de la maison, du jardin, des animaux, accueillir ses h&#244;tes, elle ne s'ennuie pas. Sa vie a &#233;t&#233; mouvement&#233;e, ballot&#233;e, et puis elle a trouv&#233; cet endroit miraculeux. M&#234;me si la mort plane, Michele a toujours choisi les vivants.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/982032906?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Portraits de Mellionnec 2024 - Mich&#232;le J'AI CHOISI LES VIVANTS de Thierry Salvert&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Thierry Salvert&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5369 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L480xH480/thierry_s-2-8384e.jpg?1774374285' width='480' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Vid&#233;ographe habitu&#233; aux eaux turbulentes de l'&#238;le de Sein, l'&#238;le fief des courants marins de la pointe de l'Europe. Les courants et les turbulences, il les parcourt dans, autour, par et avec l'image, de la vid&#233;o et de ses avatars, parce qu'il en a fait son lit, ses mati&#232;res, ses amantes, une question de vision et de principe, de mouvement et de regards. Macro, micros, pop, expressionnistes, ph&#233;nom&#233;nologies, virtuelles, r&#233;alistes, ses images sont le fruit de collaborations dans tous les domaines artistiques qui n'ont cess&#233; de forger ses (les) &#233;motions, ses vocabulaires, ses contractions du visible.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Biographie d'Eric Pr&#233;mel&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Camille avant l'&#226;ge</title>
		<link>https://www.tyfilms.fr/Camille-avant-l-age.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tyfilms.fr/Camille-avant-l-age.html</guid>
		<dc:date>2026-03-24T11:00:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Am&#233;lia</dc:creator>


		<dc:subject>Portraits d'habitants</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis 2013, Ty films propose chaque ann&#233;e &#224; quatre jeunes auteur&#183;es de r&#233;aliser chacun&#183;e le portrait d'un&#183;e habitant&#183;e de Mellionnec. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;e est simple : les r&#233;alisateur&#183;ices ont trois semaines pour &#233;crire, r&#233;aliser et monter leur film. &#192; la cl&#233;, une projection en ouverture des Rencontres du film documentaire, une diffusion sur les cha&#238;nes locales bretonnes, sur la plateforme &#171; KUB &#187; et dans divers festivals. &lt;br class='autobr' /&gt; SYNOPSYS &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034; Tout part d'une fourchette p&#234;ch&#233;e en mer par celui que j'&#233;tais &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/camille_et_samuel_poisson-quinton-d278b.jpg?1774374285' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 2013, Ty films propose chaque ann&#233;e &#224; quatre jeunes auteur&#183;es de r&#233;aliser chacun&#183;e le portrait d'un&#183;e habitant&#183;e de Mellionnec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e est simple : les r&#233;alisateur&#183;ices ont trois semaines pour &#233;crire, r&#233;aliser et monter leur film. &#192; la cl&#233;, une projection en ouverture des Rencontres du film documentaire, une diffusion sur les cha&#238;nes locales bretonnes, sur la plateforme &#171; KUB &#187; et dans divers festivals.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SYNOPSYS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; Tout part d'une fourchette p&#234;ch&#233;e en mer par celui que j'&#233;tais &#224; 13 ans. Aujourd'hui, Camille me raconte son quotidien de coll&#233;gien. Entre photographies argentiques, r&#233;miniscences du pass&#233; et arbre g&#233;n&#233;alogique, le dialogue entre le filmeur et le film&#233; op&#232;re. Une rencontre riche en &#233;motion et en cin&#233;ma.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1022150442?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Portraits de Mellionnec 2024 - CAMILLE AVANT L'&#194;GE de Samuel Poisson-Quinton&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Samuel Poisson Quinton&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5367 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L251xH201/images-4-10292.jpg?1774374285' width='251' height='201' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Samuel Poisson-Quinton est n&#233; &#224; Paris en 1980. Il est auteur et vid&#233;aste et vit aujourd'hui en Bretagne. Apr&#232;s des &#233;tudes de litt&#233;rature, il se forme &#224; l'image et r&#233;alise plusieurs courts-m&#233;trages autoproduits ainsi qu'un premier film documentaire, Le jeune homme et la mort, sur les r&#233;sidents d'une maison de retraite o&#249; vit sa grand-m&#232;re paternelle. Le film est r&#233;compens&#233; en 2012 par le Prix Qualit&#233; du CNC. En 2016, il int&#232;gre le Master de Cr&#233;ation Litt&#233;raire de l'Universit&#233; Paris 8. Son premier roman, Un p&#232;re &#224; la plancha, est paru aux &#233;ditions Gallimard, dans la collection &#171; L'Arbal&#232;te &#187; (2019). Parall&#232;lement &#224; ses activit&#233;s artistiques, pour gagner sa vie, il exerce diff&#233;rents m&#233;tiers, comme cuisinier, ouvrier ovin, aide &#224; domicile ou employ&#233; de recyclerie. Son dernier film, &lt;i&gt;La vie totale&lt;/i&gt;, est un portrait, celui de Francine Guillon, une artiste peintre vivant sur l'&#238;le de Groix.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La hauteur me donne du vertige</title>
		<link>https://www.tyfilms.fr/La-hauteur-me-donne-du-vertige.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tyfilms.fr/La-hauteur-me-donne-du-vertige.html</guid>
		<dc:date>2026-02-24T10:01:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Am&#233;lia</dc:creator>


		<dc:subject>Films d'ateliers</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Film collectif r&#233;alis&#233; dans le cadre d'un atelier au CATTP de Rostrenen, men&#233; par le cin&#233;aste Samuel Poisson-Quinton et Am&#233;lia Calvez, coordinatrice &#224; Ty Films. &lt;br class='autobr' /&gt; R&#233;sum&#233; : Marie-Christine, Lo&#239;c, Jacquie, Philippe, Anne et Nicolas se projettent dans le p&#244;le de sant&#233; en construction &#224; Rostrenen. Elles et ils enfilent leurs tenues de chantier et nous racontent leurs ressentis avec humour et &#233;motion. Le film explore plusieurs formes : photographie &#224; encre thermique, peinture sur photographies, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.tyfilms.fr/-Nos-productions-et-.html" rel="directory"&gt;Nos productions et +&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tyfilms.fr/+-Films-d-ateliers-+.html" rel="tag"&gt;Films d'ateliers&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L150xH83/f3ca4eeb-a567-4468-abfb-5a7cf3fa12c1_1_105_c-8478c.jpg?1771955204' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Film collectif r&#233;alis&#233; dans le cadre d'un atelier au CATTP de Rostrenen, men&#233; par le cin&#233;aste Samuel Poisson-Quinton et Am&#233;lia Calvez, coordinatrice &#224; Ty Films.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; : Marie-Christine, Lo&#239;c, Jacquie, Philippe, Anne et Nicolas se projettent dans le p&#244;le de sant&#233; en construction &#224; Rostrenen. Elles et ils enfilent leurs tenues de chantier et nous racontent leurs ressentis avec humour et &#233;motion. Le film explore plusieurs formes : photographie &#224; encre thermique, peinture sur photographies, vid&#233;o&#8230; Une pluralit&#233; de m&#233;diums pour se raconter aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1163577094?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;La hauteur me donne du vertige&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce film a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; avec Ty Films lors d'une lors d'une r&#233;sidence Culture et Sant&#233;, en partenariat avec le centre hospitalier de Plouguern&#233;vel au Centre d'Accueil Th&#233;rapeutique &#224; Temps Partiel (CATTP) de Rostrenen (22). Cette r&#233;sidence a &#233;t&#233; soutenue par l'ARS - Bretagne et la DRAC.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un Caf&#233; avec Noa Roquet</title>
		<link>https://www.tyfilms.fr/Un-Cafe-avec-Noa-Roquet.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tyfilms.fr/Un-Cafe-avec-Noa-Roquet.html</guid>
		<dc:date>2026-02-06T08:25:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hortense</dc:creator>


		<dc:subject>Un caf&#233; avec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A l'occasion de la programmation du court-m&#233;trage documentaire &#171; Nous enfuir sur un char ail&#233; &#187; lors de la troisi&#232;me &#233;dition du festival Prendre Place &#224; Mellionnec, nous avons pu &#233;changer avec sa r&#233;alisatrice. Noa Roquet a pu nous raconter son processus de cr&#233;ation pour ce film d'archives, qui raconte la double-journ&#233;e des femmes travaillant &#224; l'usine &#224; Gen&#232;ve dans les ann&#233;es 70. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bonjour Noa Roquet, et merci de prendre le temps de r&#233;pondre &#224; nos questions. Pour commencer, pourriez-vous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.tyfilms.fr/-Nos-productions-et-.html" rel="directory"&gt;Nos productions et +&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tyfilms.fr/+-Un-cafe-avec-+.html" rel="tag"&gt;Un caf&#233; avec&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L150xH90/capture_d_e_cran_2026-02-06_a_09.23_52-12b3f.png?1770392811' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='90' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;A l'occasion de la programmation du court-m&#233;trage documentaire &#171; Nous enfuir sur un char ail&#233; &#187; lors de la troisi&#232;me &#233;dition du festival Prendre Place &#224; Mellionnec, nous avons pu &#233;changer avec sa r&#233;alisatrice. Noa Roquet a pu nous raconter son processus de cr&#233;ation pour ce film d'archives, qui raconte la double-journ&#233;e des femmes travaillant &#224; l'usine &#224; Gen&#232;ve dans les ann&#233;es 70. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bonjour Noa Roquet, et merci de prendre le temps de r&#233;pondre &#224; nos questions. Pour commencer, pourriez-vous nous raconter d'o&#249; vous est venue cette id&#233;e de film d'archives ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait dans le cadre d'un atelier &#224; La HEAD (Haute &#233;cole d'art et de Design de Gen&#232;ve), l'&#233;cole ou j'ai &#233;tudi&#233; le cin&#233;ma. On nous demand&#233; de revenir sur l'histoire ouvri&#232;re qui a marqu&#233; le quartier dans lequel l'&#233;cole a &#233;t&#233; construite. On a pu avoir acc&#232;s aux acc&#232;s aux archives de la RTS (Radio T&#233;l&#233;vision Suisse), et j'ai commenc&#233; &#224; chercher des choses qui me parlaient dans ces archives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en naviguant dans ces vid&#233;os, je me suis vite rendue compte qu'il y avait tr&#232;s peu d'images de femmes travaillant &#224; l'usine. Dans un premier temps je n'ai trouv&#233; que deux &#233;missions, dans lesquelles il n'y avait que des entretiens avec des femmes ouvri&#232;res chez elles. Ce sont des images que j'ai fait appara&#238;tre dans le film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et finalement, au fur et &#224; mesure, en cherchant beaucoup dans les archives, et en rentrant diff&#233;rents mots cl&#233;s, j'ai fini par trouver des images de femmes &#224; l'usine. On peut avoir l'impression en le regardant qu'il y en a beaucoup, mais en fait il y en a tr&#232;s tr&#232;s peu, alors que je sais qu'il y avait beaucoup de femmes ouvri&#232;res qui travaillaient dans les usines &#224; ce moment l&#224;. De ce que j'en ai compris, c'est notamment parce que lorsque les journalistes demandaient &#224; tourner des images, les patrons refusaient que des cam&#233;ras viennent filmer les femmes dans les usines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que j'ai pu percevoir &#224; travers les archives, c'est que les femmes avaient des conditions de travail beaucoup moins bonnes que celles des hommes. Par ailleurs, c'&#233;tait toujours les femmes qui partaient en premier lors de vagues de licenciements. Elles avaient des statuts beaucoup plus pr&#233;caires, des salaires plus bas. Donc je pense qu'il y avait s&#251;rement un refus que ces images sortent dans la presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai finalement utilis&#233; toutes les images que j'ai fini par trouver, parce que je trouvais important qu'il y ait un film qui regroupe et montre ces images.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La voix-off qui accompagne ces images d'archives semble &#234;tre tir&#233; d'un journal intime. Pourriez-vous nous en dire plus sur son &#233;criture, et sur vos inspirations ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de la voix off au d&#233;but c'&#233;tait de reprendre l'histoire de M&#233;d&#233;e, cette m&#232;re infanticide. C'&#233;tait notamment apr&#232;s &#234;tre tomb&#233;e sur un reportage o&#249; l'on entend l'histoire d'une femme qui a tu&#233; son enfant, pouss&#233;e par la mis&#232;re sociale. J'ai d'ailleurs gard&#233; un extrait de cette &#233;mission dans le film, lors de la s&#233;quence o&#249; l'on voit une femme qui &#233;coute la radio. Je trouvais qu'elle donnait une id&#233;e de la mis&#232;re dans laquelle certaines femmes pouvaient se trouver. C'est de l&#224; que j'ai pens&#233; &#224; l'histoire de M&#233;d&#233;e, et aussi parce que j'avais lu une r&#233;&#233;criture f&#233;ministe du mythe de M&#233;d&#233;e par Christa Wolf qui m'avait inspir&#233;e. M&#234;me si &#231;a n'est pas rest&#233;e finalement, &#231;a a quand m&#234;me guid&#233; le d&#233;but de mon &#233;criture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai beaucoup consult&#233; un journal militant, qui &#233;tait &#233;dit&#233; par des femmes &#224; Gen&#232;ve dans les ann&#233;es 1970 qui s'appelle l'Insoumise, dans lequel beaucoup de femmes ouvri&#232;res ou non prenaient la parole. J'ai &#233;galement puis&#233; dans de nombreux journaux de l'&#233;poque. J'ai aussi lu beaucoup de romans qui parlent du monde ouvrier de ces ann&#233;es l&#224;, notamment l'Amie Prodigieuse d'Elena Ferrante, et D'Acier de Silvia Aallone. J'ai fini par r&#233;unir un corpus de nombreux textes, et c'est vraiment &#224; partir cette mati&#232;re et de l'id&#233;e de les faire dialoguer avec les images que j'avais trouv&#233; que j'ai &#233;crit la voix off, avec l'aide d'une amie &#233;crivaine Laure Federiconi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5301 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tyfilms.fr/IMG/png/screenshot_2026-02-05_at_12-13-34_nous_enfuir_sur_un_char_aile_.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L500xH413/screenshot_2026-02-05_at_12-13-34_nous_enfuir_sur_un_char_aile_-1c004.png?1770392811' width='500' height='413' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; la fin du film, un mouvement social de femmes est mentionn&#233;. Faisiez-vous r&#233;f&#233;rence &#224; un mouvement particulier ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, le mouvement qui est mentionn&#233; ne fait pas forc&#233;ment r&#233;f&#233;rence &#224; mouvement historique particulier. C'est seulement qu'en lisant les journaux de l'&#233;poque, j'ai ressenti une forme de un mouvement un peu g&#233;n&#233;ral de cette &#233;poque l&#224;. A un moment dans le film, on entend beaucoup de villes qui sont mentionn&#233;es, et &#231;a &#231;a fait r&#233;f&#233;rence &#224; des vrais gr&#232;ves, mouvements sociaux qui ont eu lieu. Mais c'&#233;tait une dynamique g&#233;n&#233;ral de cette &#233;poque &#224; laquelle je faisais r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l'id&#233;e de faire groupe, de la sororit&#233;, de cette sorte d'&#233;mulation collective, je l'ai un peu imagin&#233;, ou en tout cas tir&#233; de ce que j'ai pu voir ou lire comme quelque chose qui faisait sens. Ces femmes qui se retrouvent, qui chantent ensemble &#8230; C'est comme &#231;a que je me suis figur&#233; cette &#233;poque particuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lors du g&#233;n&#233;rique de fin, on entend un d&#233;bat entre ce qu'on imagine &#234;tre vous et la personne derri&#232;re la voix-off, sur une phrase du film : &#171; Je t'ai enfant&#233; comme un miracle, et je te d&#233;couvre ali&#233;nation &#187;. Pouvez-vous nous en dire plus sur la teneur de cette discussion ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui bien s&#251;r. La personne qui a fait la voix c'est ma m&#232;re, et c'est vrai que &#231;a n'est pas non plus anodin que je lui ai demand&#233; de faire &#231;a. Lorsque l'on enregistrait, je laissais parfois le micro ouvert entre les captations, et je ne sais plus exactement ce qui s'est pass&#233;, si j'avais peut-&#234;tre juste barr&#233; la phrase ou quelque chose comme &#231;a, mais elle l'a lu et l'&#224; trouv&#233;e pertinente. Moi je l'avais retir&#233; parce que je la trouvait trop difficile, trop dure, mais quand elle l'a vu, elle m'a dit que c'&#233;tait vrai, que d'avoir des enfants c'&#233;tait vraiment une forme d'ali&#233;nation. Et j'ai trouv&#233; &#231;a int&#233;ressant qu'elle me dise &#231;a, surtout &#224; moi, et que &#231;a refl&#233;tait aussi peut-&#234;tre des questions contemporaines sur la parentalit&#233;, la maternit&#233;. J'essaie toujours de faire le lien entre les questionnements du pass&#233; et les probl&#233;matiques contemporaines pr&#233;sent dans ce que je produis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Callist&#233; Boissau Massoni, le vendredi 30 janvier 2026&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Noa Roquet est n&#233;e en 2000 &#224; Strasbourg, en France. Apr&#232;s avoir obtenu un bachelor &#224; la HEAD-Gen&#232;ve en 2023, avec une sp&#233;cialisation en montage, elle travaille principalement comme monteuse et assistante monteuse tout en d&#233;veloppant ses propres projets. Son int&#233;r&#234;t pour le langage visuel et le cin&#233;ma l'a amen&#233;e &#224; explorer diverses formes, du film exp&#233;rimental au court m&#233;trage de fiction, en passant par des projets hybrides qui interrogent les fronti&#232;res entre mise en sc&#232;ne et r&#233;alit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle a travaill&#233; au montage de Amores Hallaras de Saro Vallejo (Festival 7&#232;me lune, 2024), Pies Al Reves d'Elodie Arpa (Festival du film de Soleure, 2026), Fenni in Wonderland de Fei Fan (Festival du film de Soleure 2025, Festival international du court m&#233;trage de Winterthur 2025), et L&#224; o&#249; persiste la flamme de Dario Willommet, o&#249; elle a affin&#233; ses recherches sur le rythme, la construction narrative et la nature organique des choix esth&#233;tiques.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Notre univers</title>
		<link>https://www.tyfilms.fr/Notre-univers.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tyfilms.fr/Notre-univers.html</guid>
		<dc:date>2025-12-05T11:42:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Am&#233;lia</dc:creator>


		<dc:subject>Films d'ateliers</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Du 24 au 28 novembre 2025, huit jeunes de la Mission Locale du Pays Centre Ouest Bretagne ont particip&#233; &#224; un atelier de r&#233;alisation. Elles et ils ont r&#233;alis&#233; le film &#034;Notre univers&#034; &#224; partir d'objets personnels, accompagn&#233;&#183;es par Am&#233;lia Calvez, coordinatrice &#224; Ty Films. &lt;br class='autobr' /&gt; Synopsis Ce film collectif est compos&#233; de gestes documentaires individuels : chacun-e des jeunes a r&#233;alis&#233; un court film &#224; partir d'un objet important pour elle ou lui. Les films explorent diverses formes de mise en sc&#232;ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L150xH58/04546803-8196-4b9b-a1b0-5970896714e5_1_105_c-62221.jpg?1768917360' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='58' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Du 24 au 28 novembre 2025, huit jeunes de la Mission Locale du Pays Centre Ouest Bretagne ont particip&#233; &#224; un atelier de r&#233;alisation. Elles et ils ont r&#233;alis&#233; le film &#034;Notre univers&#034; &#224; partir d'objets personnels, accompagn&#233;&#183;es par Am&#233;lia Calvez, coordinatrice &#224; Ty Films.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Synopsis&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce film collectif est compos&#233; de gestes documentaires individuels : chacun-e des jeunes a r&#233;alis&#233; un court film &#224; partir d'un objet important pour elle ou lui. Les films explorent diverses formes de mise en sc&#232;ne : de la photographie &#224; la vid&#233;o en passant par le dessin, avec pour point commun la voix off.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1142336165?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Notre univers&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cet atelier existe gr&#226;ce au soutien du dispositif &#034;Passeurs d'images&#034; port&#233; par la DRAC Bretagne et coordonn&#233; par l'UFFEJ Bretagne et de la Mission Locale du Pays Centre Ouest Bretagne.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un Caf&#233; avec Brigitte Chevet</title>
		<link>https://www.tyfilms.fr/Un-Cafe-avec-Brigitte-Chevet.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tyfilms.fr/Un-Cafe-avec-Brigitte-Chevet.html</guid>
		<dc:date>2025-11-26T09:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hortense</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Parce qu'on aime partager les films au del&#224; de nos d&#233;partements, cette semaine, c'est notre coll&#232;gue Matthieu de Daoulagad Breizh qui s'est pr&#234;t&#233; au jeu des questions / r&#233;ponses avec une r&#233;alisatrice qui termine sa tourn&#233;e ce dimanche sur l'&#238;le de Batz. &lt;br class='autobr' /&gt; Matthieu Le Boulche : Dans Le Village qui voulait replanter des arbres, on suit le parcours de L&#233;a, technicienne bocage &#224; Martign&#233; Ferchaud au sud de Rennes. Pourquoi as-tu d&#233;cid&#233; de t'int&#233;resser &#224; ce territoire et &#224; faire de L&#233;a ton (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.tyfilms.fr/-Nos-productions-et-.html" rel="directory"&gt;Nos productions et +&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tyfilms.fr/local/cache-vignettes/L113xH150/2025-11-06-21-17-31-194-r270-81e1a.jpg?1768917360' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parce qu'on aime partager les films au del&#224; de nos d&#233;partements, cette semaine, c'est notre coll&#232;gue Matthieu de &lt;a href=&#034;http://www.daoulagad-breizh.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Daoulagad Breizh&lt;/a&gt; qui s'est pr&#234;t&#233; au jeu des questions / r&#233;ponses avec une r&#233;alisatrice qui termine sa tourn&#233;e ce dimanche sur l'&#238;le de Batz.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Matthieu Le Boulche : Dans &lt;i&gt;Le Village qui voulait replanter des arbres&lt;/i&gt;, on suit le parcours de L&#233;a, technicienne bocage &#224; Martign&#233; Ferchaud au sud de Rennes. Pourquoi as-tu d&#233;cid&#233; de t'int&#233;resser &#224; ce territoire et &#224; faire de L&#233;a ton personnage principal ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Brigitte Chevet&lt;/strong&gt; : En fait je cherchais une commune qui puisse &#234;tre un bon point de chute pour moi, avoir un&#183;e technicien&#183;ne bocage int&#233;ressant&#183;e, sympa, qui accepte d'&#234;tre film&#233;&#183;e, un maire qui m'ouvre ses portes, une commune agricole avec beaucoup de fermes si possible, pour avoir beaucoup d'interlocuteurs. Cerise sur le g&#226;teau, Martign&#233;-Ferchaud avait un remembrement assez r&#233;cent par rapport &#224; d'autres communes (ann&#233;es 1980) et &#231;a voulait dire que les gens qui avaient fait le remembrement &#233;taient encore en vie. Les plan&#232;tes se sont align&#233;es sur Martign&#233;-Ferchaud pour que j'aille tourner l&#224;-bas car c'&#233;tait id&#233;al. Cerise sur le g&#226;teau suppl&#233;mentaire, aux Archives d&#233;partementales, j'ai trouv&#233; toutes les archives du remembrement et je ne pense pas que &#231;a soit le cas pour toutes les communes. J'ai pu documenter pr&#233;cis&#233;ment ce qui s'&#233;tait pass&#233; sur cette commune l&#224;, qui est tout &#224; fait dans la moyenne de ce qui s'est fait &#224; l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.L.B : Quel est ton lien &#224; l'archive dans ta filmographie ? Penses-tu que l'&#233;tude des archives puisse nous &#233;clairer sur la soci&#233;t&#233; actuelle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B.C &lt;/strong&gt; : Mais oui ! C'est une mati&#232;re extraordinaire l'archive car &#231;a fixe les choses, &#231;a fixe une &#233;poque. Quand on a trente, quarante, cinquante ans de recul, c'est extraordinaire. Tout de suite on voit ce qui n'est plus raccord avec notre &#233;poque, ce que les gens pensaient, comment ils raisonnaient, comment ils parlaient. J'ai fait beaucoup de films avec de l'archive. C'est une super mati&#232;re, j'adore &#231;a !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.L.B : Dans ton film, on voit beaucoup de cartes IGN anciennes, c'est un mat&#233;riau sur lequel tu as travaill&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B.C&lt;/strong&gt; : J'ai d&#233;couvert qu'&#224; l'IGN ils avaient document&#233; par vues a&#233;riennes photographiques tout l'&#233;tat du bocage dans les ann&#233;es 1950 / 1960. On pouvait faire une comparaison avant / apr&#232;s puisqu'on a les m&#234;mes documents actuels. D'ailleurs l'IGN a cr&#233;&#233; un site qui s'appelle &#171; &lt;a href=&#034;https://remonterletemps.ign.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;remonter le temps&lt;/a&gt; &#187; o&#249; n'importe qui peut entrer le nom de sa commune et visionner les photos noir et blanc ann&#233;es 50 et celles d'aujourd'hui. L&#224; c'est stup&#233;fiant car on voit comment le bocage a &#233;volu&#233;, les vergers qui ont disparu, les rivi&#232;res qui ont &#233;t&#233; redress&#233;es. Tout ce que le remembrement a cr&#233;&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.L.B : Dans les personnes que tu as interview&#233;es, est-ce que tu as des gens qui t'ont parl&#233; de l'impact psychologique de la disparition d'un paysage ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B.C&lt;/strong&gt; : C'est un terrain sur lequel je n'ai pas du tout voulu aller parce que je m'en suis tenue aux faits. L'histoire du remembrement ne prend pas un temps &#233;norme dans le film. C'est surtout la replantation actuelle que j'ai film&#233;e et en flashback quelques &#233;pisodes du remembrement. Je ne voulais pas du tout aller sur le terrain psychologique car je le trouve plus complexe, plus mouvant, plus particulier et je voulais rester sur les choses indiscutables. Je ne voulais pas rentrer dans le jugement de valeurs par rapport aux paysans. Je voulais rester relativement neutre. Ce remembrement, il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; avant tout par l'&#201;tat, par des moyens &#233;tatiques et financ&#233; par l'&#201;tat. Les paysans l'ont subi. M&#234;me si on peut critiquer ce remembrement, parce qu'il a &#233;t&#233; vraiment excessif, je ne voudrais pas qu'on fasse porter le chapeau &#224; certains paysans ou agriculteurs actuels. C'est effectivement un traumatisme qui a exist&#233; dans les familles, dans beaucoup de villages, qu'on a tr&#232;s peu exprim&#233;. Dans tous les d&#233;bats que je fais actuellement en accompagnant le film, je demande aux gens qui sont d'origine agricole si c'&#233;tait un sujet de discussions. En fait, il y a un &#233;norme tabou autour de cette histoire. Je n'ai pas voulu faire de traitements subjectifs ou psychologisants. Les gens peuvent m&#233;diter par eux-m&#234;mes. Je voulais m'en tenir aux faits pour &#234;tre tout &#224; fait indiscutable sur ce que je faisais. Je ne sais pas si c'est la bonne chose, il y a d'autres approches certainement. Les gens me disent que le film est respectueux du monde agricole. Pour moi c'est important, tr&#232;s important. Je ne veux pas arriver en accusatrice surplombante, l'urbaine qui vient donner des le&#231;ons au monde agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.L.B : Existe-t-il certaines sp&#233;cificit&#233;s ou similitudes &#224; Martign&#233; concernant le bocage par rapport au reste de la Bretagne ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B.C&lt;/strong&gt; : C'est une commune plut&#244;t repr&#233;sentative de ce qui s'est fait, trois arbres sur quatre arrach&#233;s, c'est &#224; peu pr&#232;s la moyenne nationale et ce qui s'est fait en Bretagne. M&#234;me si selon les communes c'est tr&#232;s variable. Il y a des communes qui ont remembr&#233; dans les ann&#233;es 1960 o&#249; il n'y a plus rien. D'autres qui ont r&#233;sist&#233; par rapport &#224; tout &#231;a. Martign&#233; c'est un peu dans la moyenne avec un remembrement un peu plus tardif, ce qui n'a pas emp&#234;ch&#233; qu'on retrace les rivi&#232;res bien droites. C'est un truc que j'ai appris en travaillant sur ce film. 90 % des rivi&#232;res du d&#233;partement pass&#233;es &#224; la pelleteuse&#8230; C'est incroyable ce qu'ils ont fait, je ne le savais pas. &#199;a a eu comme cons&#233;quence de d&#233;truire toutes les rivi&#232;res &#224; poissons, d'acc&#233;l&#233;rer consid&#233;rablement le cycle de l'eau, c'est un vrai massacre en fait. Ce n'est pas &#233;tonnant qu'aujourd'hui on ait des probl&#232;mes sur la qualit&#233; de l'eau, sur la perte de productivit&#233; au niveau de la terre, des probl&#232;mes d'inondation. Aujourd'hui beaucoup de choses commencent &#224; &#234;tre des cons&#233;quences visibles de ce qui s'est fait il y a 40 ou 50 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.L.B : Est-ce qu'on peut dire que tu es une habitu&#233;e du Mois du doc ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B.C&lt;/strong&gt; : Disons que &#231;a fait longtemps que je fais des documentaires. J'ai vu le Mois du doc naitre en Bretagne. Je me souviens de projections &#224; Brasparts, pour parler du Finist&#232;re, o&#249; j'ai fait le premier Mois du doc avec un film tourn&#233; pas loin de l&#224;. J'ai beaucoup de souvenirs formidables.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mes films, ce sont des films de t&#233;l&#233;vision, quand ils passent &#224; la t&#233;l&#233;, il ne se passe pas grand-chose ! Pour nous, c'est hyper important d'aller au contact du public, de pouvoir &#233;changer, faire connaitre notre m&#233;tier, sentir si on est juste ou pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retrouvez le film ce vendredi au Cin&#233;ma de Binic-&#201;tables sur Mer en pr&#233;sence de la r&#233;alisatrice ou au Moulin de Blanchardeau &#224; Lanvollon en pr&#233;sence du technicien bocage de Leff Armor Communaut&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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