Le processus de construction d’un film est une perpétuelle réécriture, qui s’amorce souvent par une émotion, un questionnement, une nécessité et donne lieu à un récit, un projet, un plan de travail, en vue de sa réalisation.
Cette formation vous propose d’élaborer, accompagné·es par des professionnels du cinéma, la phase essentielle de confrontation d’une question, celle à l’origine d’un film, aux premiers images et sons enregistrés, issues de repérages ou d’essais, en vue du développement d’un projet de film.
Centrée sur la structuration du récit, la formation propose une méthodologie de composition d’un film, ainsi que des outils d’écriture et des outils d’analyse que les participant(e)s s’approprient en fonction de leurs besoins, leurs univers et leurs objectifs.
À partir d’expériences pratiques, réalisées sur place, les participants(e)s se retrouvent constamment devant des enjeux de création exigeant des solutions singulières. Il s’agit d’un travail de terrain, permettant à chaque projet de mettre à l’épreuve essais et tentatives. Ces expériences sont ensuite partagées et appréciés par le collectif. Il s’agit aussi d’une formation qui explore des formes de création collective.
Les « aller-retour » entre projets et réalisations vous donnerons la possibilité de confronter votre projet au réel. Ils seront l’occasion d’analyser et préparer au mieux les repérages ainsi que les tournages et vous permettrons d’affiner la construction d’un film.
En 2 semaines, avec votre projet comme terrain d’expérimentation, cette formation vous propose l’exploration d’outils de construction du récit, d’exploration narrative et thématique, de mise en sons et en images ainsi qu’une confrontation avec la matière, la forme et ses possibles lectures et interprétations.
Durée
80 heures de formation réparties sur 10 jours soit 2 semaines
Dates
Du 2 au 6 mars 2026 et du 6 au 10 avril 2026. (Pré-inscriptions avant le 6 février 2026).
Lieu
Mellionnec (22)
Public
Cette formation s’adresse aux personnes, souhaitant s’engager professionnellement dans la voie de l’écriture et de la réalisation de films documentaires de création, qu’elles soient débutantes ou non.
Prérequis
Avoir rédigé un dossier de 10 pages sur le projet.
Nombre de stagiaires
De 6 à 8 participant.es maximum
Objectifs pédagogiques
• Connaître les intentions à la source du projet.
•Connaître les enjeux du projet, ses possibilités formelles, sa dramaturgie.
• Acquérir des outils d’écriture et d’analyse de rushes.
• Acquérir des outils de réécriture et de mise en forme.
Méthode pédagogique et moyens techniques
L’immersion : la formation se déroule sur 10 jours à Mellionnec afin de favoriser l’échange et la disponibilité. Elle comprend des apports théoriques des temps d’écriture individuels, des temps de réalisation audiovisuels pratiques et des échanges en collectifs.
Le nombre restreint de stagiaires permet un suivi personnalisé.
Modalités d’évaluation
Évaluation collective par les participant.es tout au long de la formation.
Suivi personnalisé en continu de chaque stagiaire par les formateur·rices.
Présentation oral du travail réalisé auprès d’un jury de professionnels
Bilan général en fin de formation.
Bilan à froid, un mois après la fin de formation, à l’aide d’un questionnaire individuel.
Accueil
Les participant·es peuvent être hébergé·es à l’auberge La Belle étoile (à deux pas du lieu de formation).
Les repas du midi et du soir seront cuisinés par Amélie Juillard et Romain Sales, avec des ingrédients majoritairement bio et locaux.
N’hésitez pas à nous signaler tout besoin particulier (situation de handicap, régime spécifique...) afin que nous puissions vous accueillir au mieux.
Vous pouvez contacter : Djamila Salliou : formations@tyfilms.fr
Financement
Le coût de la formation s’élève à 3000€ HT (25€/heure). Il peut être pris en charge sous certaines conditions par l’AFDAS, l’AGESSA, Pole Emploi…
Accéssibilité
Toutes nos formations se déroulent dans des lieux accéssibles aux personnes à mobilité réduite. Un accompagnement personnalisé est proposé pour répondre aux besoins spécifiques.
Si vous souhaitez nous faire part d’un déficit sensoriel ou moteur à prendre en compte lors de votre action de formation, merci de contacter Djamila Salliou pour que nous puissions adapter avec vous nos modalités d’accueil.
Indicateur de résultat
- Taux de satisfaction des stagiaires sur la précédente session : 90%
- Nombre de stagiaires en 2025 : 8
- Taux d’abandon des stagiaires sur la précédente session : 0%
Candidatures et contacts
Le CV, la lettre de motivation ainsi que le dossier de 10 pages présentant le projet, sont à envoyer à Djamila Salliou : formations@tyfilms.fr.
Réception des pré-inscriptions avant le 6 février 2026.
Les formateur·ices
Nicolás Buenaventura est né à Cali, Colombie en 1962. Il raconte de contes, écrit de livres, des scénarii et réalise des films. Après plusieurs années de travail au Théâtre Expérimental de Cali (TEC) il se dédie à l’écriture, à la création de spec- tacles de contes et la réalisation de films.
Il a fait une dizaine de spectacles de contes, il a écrit et co-écrit des long-mé- trages de cinéma et a réalisé plusieurs séries documentaires pour la télévision et 3 long-métrages de cinéma : « La Dette ou la mort insolite, la ressurection plus surprenante encore et la seconde mort d’ Ali Ibrahim Maria de los Altos Pozos y Resuello surnommé Le Turc » (1997). « Le Charme Des Impossibilités » (2005) et « Kairos » (2020).
Il anime des formations et accompagne des processus d’écriture de scénario no- tamment à Le Groupe Ouest, La CinéFabrique, Nouvelles Écritures, Bolivia Lab.
Lou Vernin

Chef opératrice de cinéma, réalisatrice et photographe, sa pratique est au- jourd’hui multiforme, passant aussi par le théâtre et l’écriture. Très attachée à
la transmission de l’outil d’expression créatif qu’est le cinéma, elle encadre des formations au documentaire et à l’image de cinéma au sein de différentes struc- tures et accompagne de jeunes cinéastes dans leurs projets créatifs.
Marie-Pomme Carteret
Après avoir étudié le son à l’École Nationale Louis Lumière (1979-80), elle entre dans le métier comme assistante puis comme monteuse son sur divers longs-métrages. Parallèlement, elle monte des courts et moyens-métrages en 16 et 35mm. En 1985, elle monte son premier long-métrage de fiction et découvre quelques années plus tard, parallèlement à l’arrivée de la vidéo, la richesse et la liberté qu’offre le documentaire au montage. De 1990 à 1993 son parcours croise celui d’Alain Cavalier : elle monte plusieurs de ses courts "Portraits", puis le long-métrage Libera me, dont elle fait également la prise de son.
Depuis les années 2000, elle oriente principalement son travail vers le documentaire de création avec notamment les cinéastes François Christophe (aujourd’hui disparu), Sophie Bredier, Jean-Jacques Rault, Perrine Michel, Yamina Zoutat et de nombreux jeunes réalisateurs. Jusqu’en 2013, elle intervient régulièrement à la Fémis dans le cadre de "l’atelier documentaire".
En 2011, elle s’installe en Centre Bretagne et participe activement aux actions d’accompagnement des auteur.trices proposées par Ty Films (résidences d’écriture et de montage, formations, Licence Arts de l’UBO "pratique du cinéma").

